Osez le musée : Visite au musée des Beaux-Arts de Sherbrooke

C’est avec une accroche pleine de peps : « osez le musée », que le musée des Beaux-Arts de Sherbrooke nous invite à venir découvrir ses collections. Une invitation qui évoque une collection de livres désormais célèbre de la Musardine aux thématiques souvent coquines.

Présentant l’art des Cantons-de-l’Est, nous n’associons peut-être pas automatiquement les productions picturales de ces régions à une culture décadente.

Et pourtant, la désaffection pour les musées semble suggérer que oui, il faut maintenant « oser » se rendre dans un tel lieu à plus forte raison, lorsque nous n’avons pas notre panoplie du parfait touriste : appareil photo et short cargo sur le dos.

Dans les années 70, il était courant de prévoir un rendez-vous romantique dans un cadre où la culture est mise en avant, mais ça paraît ridicule aujourd’hui. Et cela, à tort… En effet, les œuvres présentées dans le musée de Beaux-Arts de Sherbrooke font parti de l’identité de Québec; une identité qui est et reste inscrite en chaque individu. Quel meilleur moyen de transmettre notre culture à nos enfants que de leur raconter comment leurs parents se sont connus dans un lieu qui traduit les valeurs d’une région.

Bernard Poulin, le co-fondateur de ce musée, ne s’est pas trompé en choisissant d’investir dans un tel projet. C’est une manière de maintenir la culture québécoise qui, sur le territoire nord-américain, peine à se défendre face aux influences anglo-saxonnes. Par ailleurs, garder un historique des évolutions esthétiques permet aussi de rendre compte du dialogue riche entre ces deux univers linguistiques.